Cessons de ruiner notre sol !

Cessons de ruiner notre sol !

L’équivalent d’un studio : voici la surface de terres fertiles dont la France est amputée chaque seconde, sous la pression du macadam, des zones pavillonnaires et des hypermarchés dont notre pays est champion. Comment une telle situation est-elle possible, alors que nous peinons déjà à nourrir une population mondiale en pleine explosion ?
C’est pour le savoir que Frédéric Denhez a mené cette enquête corrosive, sillonnant le territoire, sondant les agriculteurs « conventionnels » ou convertis au bio, les maires, les chercheurs, etc. Et ce qu’il a découvert glace le sang : non content de se raréfier, le sol ne parvient plus à assurer les services qui le rendent inestimable. Nivelé, démembré, laissé à nu, labouré en profondeur, soumis à d’inquiétants polluants et à la spéculation… la dégradation de ce bien commun millénaire, garant de notre alimentation et de nos paysages, appelle à une profonde révolution des mentalités.
Empêcheur de penser en rond, l’auteur propose une série de solutions à adopter d’urgence, tout en revenant sur bon nombre d’idées reçues comme l’intérêt du tout bio, les bienfaits du « zéro carbone », etc. Un livre choc, au confluent des maux qui affligent notre société.

212 pages, enquête, Flammarion, sorti le 1er octobre 2014. Extrait

La France marine

La France marine

Encore une bonne idée de Claude Rives : faire le tour de la France littorale, pour montrer la France “vue depuis la mer”, ou presque. Je n’ai bien évidemment pas, contrairement à Claude, parcouru nos 5500 km de côte, mais visité des sites et interrogé scientifiques, pêcheurs, protecteurs qui expliquent le fonctionnement du rivage, racontent son évolution, décrivent leur travail. Un vrai reportage, malheureusement un peu abîmé par une maquette paresseuse. C’est à la fois terrestre et sous-marin, c’est une balade scientifique dans des laboratoires et des stations de recherche. C’est donc sûrement indispensable.

160 pages, reportages, National Geographic France, paru en octobre 2003.

Mer Méditerranée, sanctuaires de la vie marine

Mer Méditerranée, sanctuaires de la vie marine

Idem, même punition, pour la Méditerranée. Des centaines de plongée, des dizaines de rencontre “pittoresques” (j’ai laissé ma plume aller où elle voulait) entre Vintimille et Banyuls. La Méditerranée est belle, encore : voyez la réserve intégrale de Banyuls et le parc national de Port-Cros. Vous saviez qu’il y a avait des barracudas en Méditerranée ? Non ? Ah !

160 pages, reportages, Glénat, mai 1999.

Mer Rouge, sanctuaires de la vie marine

Mer Rouge, sanctuaires de la vie marine

Comme la France marine, mais en mer Rouge. La même démarche de “grand” reportage – sur place (merci Glénat), et nettement moins de formalisme : il est des moments où ma plume s’est lâchée. En compagnie de Claude, j’ai parcouru toute l’Égypte, la moitié de la mer Rouge, à terre, en mer, sous la mer. Nous avons barboté dans dix centimètres d’eau, tué des Acanthaster (ces saletés d’étoiles de mer à épines qui bouffent les coraux) et cherché en vain des requins par 50 m de fond. Mais il n’est pas certain que le livre soit encore en vente.

160 pages, reportages, Glénat, paru en novembre 1998.

Les épaves du volcan

Les épaves du volcan

L’un de mes premiers livres, mon premier sur Saint-Pierre (voir plus haut). Parler de la ville anéantie en causant avec ses épaves. Avec 60 m d’eau sur la nuque, ce n’est pas toujours simple. Un livre superbe, malheureusement épuisé. Surtout une sacré aventure… Peut-être le trouverez-vous encore à Saint-Pierre, chez Jacky, maître-plongeur, notre guide parmi les épaves.

142 pages, reportage, Glénat, paru le 17 novembre 1997