No plastique !

No plastique !

J’ai juste fait la préface de ce joli livre plein de bons conseils ni terrifiants ni gnangnan. Un livre anglais, dont je ne connais pas les auteurs !

144 pages, pratique, Le Livre de Poche, sorti le 9 mai 2019.

S’engager pour un monde meilleur

S’engager pour un monde meilleur

(préface de Jean Jouzej)

À la demande de France Nature Environnement, j’ai écrit cette France de demain en dix propositions d’actions et de transformations, dix actes concrets, simples, qui sont autant de leviers pour changer le pays en changeant notre rapport à la nature et au temps. Dix propositions pour le citoyen… et dix propositions pour les élus. Cela fait vingt, en fait un peu plus. Dix chapitres, dix thèmes transversaux sur notre place dans la nature, notre rapport à l’énergie, le rôle fondamental des collectivités, la gouvernance de l’eau comme exemple à suivre (en l’améliorant…), l’importance de l’éducation à l’environnement et de la bouffe etc. Dix chapitres rédigés à partir des documents internes de FNE, des discussions avec ses bénévoles et salariés, de mes propres réflexions. Un livre pas facile à rédiger, car il a dû se frayer un chemin entre les nombreux réseaux et membres de la plus grande fédération d’associations de protections de la nature de France. Mais le voilà, il est beau comme une feuille de route à partir de laquelle tous les prétendants à la Présidentielle devrait développer leur vision de l’avenir. S’ils en ont une.

192 pages, essai, préface de Jean Jouzel, Flammarion, sorti le 27 avril 2016. Extrait

La fin du tout-voiture

La fin du tout-voiture

L’auto n’est plus tout à fait un rêve, un totem social. Elle est un mal nécessaire. Les élus en ont marre, les automobilistes paient trop, les villes s’étouffent, les jeunes s’en préoccupent moins que de leurs smartphones, le diesel pollue, les modèles sont trop chers et moche. Peugeot s’effondre. Voilà des signes qui montrent que le symbole même de notre civilisation est en train de vaciller. Tant mieux ! Mais ce vacillement ne va-t-il pas en entraîner d’autres ? Par quoi pourra-t-on remplacer le tout-voiture ? Pas par le tout électrique, c’est certain

224 pages, essai, Actes-Sud, sorti le 13 septembre 2013.

Les nouvelles pollutions invisibles

Les nouvelles pollutions invisibles

Finalement, ce livre a eu du succès. Seconde édition. Et près de six ans après, beaucoup de choses ont changé. La réglementation s’est accrue, les polluants ont changé de taille et de nature. Aujourd’hui, ils sont plus difficiles qu’avant. Moins toxiques, mais mieux cachés. Avec des effets qui ne sont pas que le cancer. Obésité ? Retard cognitif ? Maladies neurodégénératives ? Allergénicité ? Peut-être. Ce qui est sûr par contre est que la contamination se fait à la maison et au bureau. Pas sous la cheminée des incinérateurs…
Je voulais absolument démontrer que les marées noires ce n’est rien à côté de la contamination des mers par les pesticides. Qu’on arrête de nous em… avec les galettes de pétrole. Olivier Canaveso me commanda un manuscrit, qu’il tenta de refiler à Balland. Il échut finalement, très remodelé (grâce à Charlotte Jacobsen), chez Philippe Dubois. Depuis, près de 4000 exemplaires, mais surtout un intérêt étonnant dans les associations, les salons du livre, les écoles. Un succès d’estime dont mon ego n’est pas peu fier, qui souligne la peur parfois millénariste pour ces saletés dont on ne pourra jamais vraiment se débarrasser. Là encore, nombreux passages radios et télés.

350 pages, enquête, Delachaux & Niestlé, le 26 août 2005, réimprimé, puis réédité le 27 octobre 2011. Extrait

La fabrique de nos peurs

La fabrique de nos peurs

J’en ai marre, ras-le-bol, des faiseurs de peur et de leurs pendants, les négateurs des peurs. Oui, notre société crée de nouveaux dangers. Oui nous avons des raisons d’avoir peur. Mais l’expression de ces peurs est sans commune mesure avec leurs objets. Sur ce terreau se développent les bonimenteurs, les charlatans, les profiteurs. D’un côté les pessimistes, catastrophistes, parce que nous le valons bien, de l’autre les scientistes, idolâtres de la science. Entre les deux, le citoyen est perdu. Dans notre société déréalisée, déshumanisée, individualiste, il préfère grossir sa peur car la peur est une façon d’être ensemble, et de gouverner. Notre civilisation touche à sa fin, sans qu’on n’en voie le bout. Les objets de nos peurs sont invisibles. Alors nous les grossissons, et nous les verbalisons en les rattachant au grand récit que nous avons tous en tête, celui de la création qui, forcément, doit aboutir à un récit de l’apocalypse. Nous sommes tétanisés, alors que la peur est un sentiment positif, une mise en branle du corps et de l’esprit qui devrait augmenter nos sens et nos capacités pour nous aider à réfléchir ensemble notre avenir…

290 pages, essai, François Bourin éditeur, sorti en mai 2010.