La fabrique de nos peurs

La fabrique de nos peurs

J’en ai marre, ras-le-bol, des faiseurs de peur et de leurs pendants, les négateurs des peurs. Oui, notre société crée de nouveaux dangers. Oui nous avons des raisons d’avoir peur. Mais l’expression de ces peurs est sans commune mesure avec leurs objets. Sur ce terreau se développent les bonimenteurs, les charlatans, les profiteurs. D’un côté les pessimistes, catastrophistes, parce que nous le valons bien, de l’autre les scientistes, idolâtres de la science. Entre les deux, le citoyen est perdu. Dans notre société déréalisée, déshumanisée, individualiste, il préfère grossir sa peur car la peur est une façon d’être ensemble, et de gouverner. Notre civilisation touche à sa fin, sans qu’on n’en voie le bout. Les objets de nos peurs sont invisibles. Alors nous les grossissons, et nous les verbalisons en les rattachant au grand récit que nous avons tous en tête, celui de la création qui, forcément, doit aboutir à un récit de l’apocalypse. Nous sommes tétanisés, alors que la peur est un sentiment positif, une mise en branle du corps et de l’esprit qui devrait augmenter nos sens et nos capacités pour nous aider à réfléchir ensemble notre avenir…

290 pages, essai, François Bourin éditeur, sorti en mai 2010.

Atlas du changement climatique (3e édition)

Atlas du changement climatique (3e édition)

3ème édition (on en est à 40000 ex. depuis la 1ère, et on est assez content, M. Autrement et mézigue), entièrement revue, textes nouveaux, graphes nouveaux, une double sur la vigne, une autre sur les collectivités locales…
La première édition toujours disponible… en turc !
4e de couv’ de cette édition : “Le moindre événement météorologique d’envergure, tempête, cyclone,
ou canicule, et l’on invoque immédiatement le réchauffement de la planète. Qu’en est-il exactement ? Le réchauffement est aujourd’hui une certitude. Selon les prévisions du dernier rapport du Giec (février 2007), la température moyenne de l’atmosphère sera, en 2100, de 1,5 à 5,8 °C plus chaude qu’aujourd’hui. Et une part essentielle de cette hausse est d’origine humaine.
Il importe de réagir avant qu’il ne soit trop tard. Mais de quelle(s) manière(s) ? Alerter les politiques, réformer les comportements individuels, changer de modèle de développement… À chacun ses choix, mais en connaissance de cause. Tel est le pari de cet Atlas.
À travers plus de 100 cartes, graphiques et illustrations, il explique très clairement les mécanismes du climat, les signes du réchauffement : températures et précipitations en hausse, neiges et glaciers en diminution, météorologies bouleversées, migrations des animaux, etc.
Cette nouvelle édition réalisée en partenariat avec l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) s’accompagne d’un supplément de 8 pages sur les conséquences de ce réchauffement pour “la France à l’horizon 2100” et d’une réglette permettant au lecteur de tester l’impact de ses comportements sur le climat. Quel pays allons-nous laisser à nos enfants ? Quel temps fera-t-il à Marseille, à Lyon ou à Dunkerque ? Que pourra-t-on désormais cultiver ?
Une bonne manière peut-être de réaliser l’urgence du problème et la nécessité d’agir tout de suite tant au niveau individuel que collectif.
Frédéric Denhez est ingénieur en environnement, conseiller scientifique et directeur de collections, spécialiste du monde sous-marin et des questions d’environnement.
Michel Petit, préfacier et conseiller scientifique, est membre de l’Académie des sciences et participe au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).
Krystyna Mazoyer est géographe-cartographe indépendante.”

88 pages, atlas, Autrement, sorti le 6 avril 2009 pour la 3ème édition, le 29 février 2008 pour la 2ème et le 7 octobre 2005 pour la 1ère.

Quelle France en 2030 ?

Quelle France en 2030 ?

Je n’ai fait ni mon Attali, ni mon de Rosnay, ni mon expert, je me suis contenté de réfléchir au pourquoi du comment on en est là et de me renseigner sur les contraintes qu’exercera le dérèglement climatique. Ceci fait, les choses qui devront changer parce qu’elles ne seront plus adaptées apparaissent d’elles-mêmes. Le travail consiste alors à imaginer deux scénarios opposés, extrêmes : le “on ne change rien”, et le “on change tout”. Puis à tenter de trouver les facteurs sociaux, économiques, politiques, culturels ou encore sanitaires qui influenceront le choix de l’électeur-consommateur entre ces deux non-choix. Le tout emballé avec mes propres idées. Il paraît que ma conclusion est très politique. Vous me direz… En tous les cas, nous avons connu deux guerres, je ne vois donc pas pourquoi nous ne serions pas (plus) capables de remuer notre société comme nous l’avons déjà fait. Mais c’est une révolution mentale !? Oui ! Et il faut la faire… vite…

216 pages, essai, Armand-Colin, sorti le 11 février 2009.