Finalement, ce livre a eu du succès. Seconde édition. Et près de six ans après, beaucoup de choses ont changé. La réglementation s’est accrue, les polluants ont changé de taille et de nature. Aujourd’hui, ils sont plus difficiles qu’avant. Moins toxiques, mais mieux cachés. Avec des effets qui ne sont pas que le cancer. Obésité ? Retard cognitif ? Maladies neurodégénératives ? Allergénicité ? Peut-être. Ce qui est sûr par contre est que la contamination se fait à la maison et au bureau. Pas sous la cheminée des incinérateurs…
Je voulais absolument démontrer que les marées noires ce n’est rien à côté de la contamination des mers par les pesticides. Qu’on arrête de nous em… avec les galettes de pétrole. Olivier Canaveso me commanda un manuscrit, qu’il tenta de refiler à Balland. Il échut finalement, très remodelé (grâce à Charlotte Jacobsen), chez Philippe Dubois. Depuis, près de 4000 exemplaires, mais surtout un intérêt étonnant dans les associations, les salons du livre, les écoles. Un succès d’estime dont mon ego n’est pas peu fier, qui souligne la peur parfois millénariste pour ces saletés dont on ne pourra jamais vraiment se débarrasser. Là encore, nombreux passages radios et télés.

350 pages, enquête, Delachaux & Niestlé, le 26 août 2005, réimprimé, puis réédité le 27 octobre 2011. Extrait