Sujet ardu (je ne connaissais rien avant à l’économie !), commencé il y a six ans dans Géo par un dossier sur l’ivoire, terminé cette année grâce à Philippe Dubois, patron de Delachaux, qui en a compris l’intérêt. À l’heure du Grenelle, pourquoi la nature a-t-elle autant souffert de nous ? Parce qu’elle ne vaut rien en termes économiques. Faut-il alors lui donner un prix pour qu’on y fasse attention ? Sans doute, c’est en tout cas vers cela que l’on va. Assureurs, financiers, ONG, entreprises mettent un peu de vert dans leurs comptes d’exploitation et leurs catalogues. Ce faisant, certains remettent en cause le dogme économique contemporain, tandis que d’autres le consolident. Sans s’en rendre compte, leurs approches nourrissent un réel débat philosophique sur notre rapport à la nature (je suis sûrement plus clair en vidéo, ou en interview). Nombreux passages radios, chez l’ami Denis Cheissoux par exemple (CO2 mon amour, France Inter).

250 pages, enquête, Delachaux & Niestlé, sorti le 27 septembre 2007.