La chasse le vrai du faux

La chasse le vrai du faux

D’après les éternels opposés, chasseurs et naturalistes, je serai pour les premiers un naturaliste, et pour les seconds un chasseur. Signe que je prends mon boulot de journaliste très à cœur ! J’ai de l’empathie pour tout le monde. Il y a là-dedans autant de permis de chasser que de budget des fédérations, de chasse à courre que de fauconnerie, de souffrance animale que de loup, d’hypocrisie de la société que de protection de la nature, etc.

156 pages, document, Delachaux & Niestlé, sorti le 11 septembre 2013.

OGM le vrai du faux

OGM le vrai du faux

J’ai essayé d’être bêtement objectif. Que vous dire d’autre ? Si : lisez la critique parue dans le Monde… à l’époque.
« « L’affaire » Séralini est en tous points désespérante. Que la publication du chercheur soit entachée d’erreurs méthodologiques (nombre de rats trop faible, souche de rats inadéquate, mauvais protocole statistique, interprétation hasardeuse des résultats, pas d’analyse des mycotoxines, dévastatrices chez le rat et habituelles dans le maïs, ni du bispéhnol A et des autres perturbateurs endocriniens émis par les cages en polycarbonate sont les critiques les plus fréquentes) n’est pas le problème : tout travail scientifique est critiquable, c’est ainsi que la science avance. Et puis, on peut reprocher aux tests toxicologiques de Monsanto les mêmes faiblesses.
Le premier hic est la façon dont le travail de M. Séralini a été publié. Avant même d’être lu par ses pairs et les journalistes spécialisés, il a fait l’objet d’une couverture et de longs développements dans un magazine grand public, sans contradiction ni remise en cause. Cette étrangeté déontologique, plus le fait d’avoir mis en exergue les photos de rats gravement cancérisés, à propos desquels on peut se demander pourquoi on les a laissés souffrir à ce point avant de les euthanasier, tout cela laisse penser que le but recherché était de marquer l’opinion par l’émotion. Ce qui a eu pour effet de rendre quasi inaudible les critiques faites sur le travail de M. Séralini.
L’autre problème est d’ordre journalistique. Comment des professionnels ont-ils pu accepter d’écrire sur un travail scientifique sans l’avoir lu, parce qu’ils n’en avaient pas le droit, parce que Séralini avait «dealé» ses résultats avec un seul magazine ? Comment les membres de la rédaction dudit magazine ont-ils pu, de fait, s’interdire d’enquêter car on ne critique pas une exclusivité ? Comment on-ils pu étendre à l’ensemble des OGM une publication qui ne concerne qu’une plante génétiquement modifiée (PGM) et un seul transgène ? Cette affaire n’a pas redoré le blason des journalistes. Ni celui de la science, qui, vis-à-vis de l’opinion, a tout l’air d’avoir été, en la personne de M. Séralini, instrumentalisée pour asseoir une opinion. Les critiques se sont fait accuser, en gros, d’être tous pourris, quand ceux-là accusaient le médiatique Séralini de ne pas savoir faire de science. Qui croire ? Personne, si même la science, se donnant en spectacle comme n’importe quelle autre institution, se révèle aussi peu sérieuse et honnête que la presse et la politique, à une époque où les Français, sondages après sondages, avouent ne plus avoir confiance en leurs institutions.
L’image qu’ont donnée les politiques dans cette affaire ne peut que renforcer les Français dans cette défiance. La France qui a mis des années à réagir aux drames de l’amiante ou du sang contaminé a réagi, quelques heures après la sortie en kiosque du Nouvel Obs, en demandant à l’Europe de surseoir à toute demande d’autorisation des OGM. La politique est sensée être l’art de prendre son temps pour bien mesurer les conséquences des décisions qui engagent la société vers son avenir. Elle a montré à cette occasion qu’elle s’agitait dans l’urgence. Ce n’est pas rassurant. Tout comme le constat désolant que, décidément, sur le dossier des OGM comme sur celui du nucléaire, des gaz de schiste ou des nanotechnologies, le débat est impossible : les critiques émises sur le travail de M. Séralini ont été immédiatement qualifiées de parti pris pro-OGM, en particulier par des politiques très tôt montés à la barricade (en particulier Dominique Voynet, Nathalie Kosciusko-Morizet, Corinne Lepage, Chantal Jouannot, François Grodsdidier), de même que les défenseurs de M. Séralini ont été rangés par les médias dans les rangs des anti-OGM. Pro- ou anti- OGM, il n’y a pas de place en France pour des opinions intermédiaires, nourries par les faits, juste les faits.
À tous ces titres – scientifique, déontologique, journalistique, politique –, l’affaire Séralini est un désastre qui a fait oublier le sujet principal : les OGM sont-ils dangereux ou non pour la santé humaine ? C’était sans doute le but recherché. Tant qu’on n’avance pas dans un sens ou un autre, le « combat » continue et justifie l’existence de la comédie humaine qui le mène. Au moins aura-t-on pu découvrir qu’en France, il n’existe pas d’indépendance parfaite de l’expertise parce que l’État n’en a pas – n’en a plus – les moyens financiers.
À l’heure où nous relisons ces épreuves, Corinne Lepage et Gilles-Éric Séralini ont porté plainte contre le journaliste de Marianne, Jean-Claude Jaillette, parce que ce dernier a rapporté dans un de ses papiers, très critiques contre la publication de M. Séralini, les propos d’un scientifique américain la qualifiant de «fraude». En France, les climatosceptiques nous avaient habitués à vouloir débattre du réchauffement climatique en public. Il faut croire qu’il s’agit maintenant de considérer la controverse scientifique comme une opinion qui pleut se plaider. Un désastre, décidément, que cette affaire. »

156 pages, document, Delachaux & Niestlé, sorti le 21 mars 2013.

Ouvriers d’hier et d’aujourd’hui

Ouvriers d’hier et d’aujourd’hui

La suite de l’exploration de mon monde ch’ti. L’ouvrier, les ouvriers, mythifiés, tellement qu’on a fini par les oublier. On les redécouvre, invisibles, Mais on les croit toujours homogènes, ce qu’ils n’ont jamais été. Belle icono, belle maquette, merci Thomas.

224 pages, livre illustré, Gründ, sorti le octobre 2010.

Les malices de la nature

Les malices de la nature

La nature est le règne de la survie, et chaque acteur a développé, au fil de l’évolution, un comportement susceptible de perpétuer l’espèce. Ingénieuses ou surprenantes, ces adaptations nous dressent le portrait d’une nature infiniment plus complexe qu’il n’y paraît, où chacun interagit avec son environnement. Entraide, vie en groupe, séduction, camouflage, etc., tout est possible pourvu que ce soit efficace. Le mimétisme du phasme, la séduction de l’orchidée, la symbiose entre le poisson-clown et l’anémone, l’association entre le pique-bœuf et le zèbre sont autant de comportements qui permettent de tromper l’ennemi, de disparaître dans son environnement, de se faire passer pour ce que l’on n’est pas, ou de profiter de la protection d’un plus fort que soi. Illustré par les photos de l’agence Bios, ce livre nous fait découvrir une nature malicieuse, pleine de ressources, et nous explique les ruses, trucs et astuces des espèces pour survivre jour après jour dans un monde sauvage… qui ne l’est pas tant que ça.

160 pages, livre illustré, Glénat, paru le 13 octobre 2010.

La biodiversité c’est la vie

La biodiversité c’est la vie

Cet album, destiné à la jeunesse, va paraître le jour de la rentrée des classes 2010, année de la biodiversité. Il est réalisé en partenariat avec les Eco-maires et le ministère de l’Environnement. Son but est d’expliquer sous forme ludique et adaptée à un public de 8 à 10 ans ce qu’est la biodiverstité, à quoi ça sert, comment ça marche, pourquoi elle est indispensable à la survie de la planète et comment faire pour protéger l’ensemble des éléments qui la composent. Trente rubriques explicatives et abondamment illustrées par des photos, des dessins et aussi des planches Deyrolle : celles d’hier, créées au début du XXE siècle pour faire découvrir aux enfants de l’époque la variété du monde, et celles d’aujourd’hui sur la protection de la nature et le développement durable dessinées par des auteurs contemporains.

66 pages, 30,3 x 1,1 x 22,9 cm, livre illustré, Hoëbeke, paru le 30 septembre 2010.

Petit atlas des poissons des récifs coraliens

Petit atlas des poissons des récifs coraliens

Les récifs coralliens couvrent 0,16 % de la surface totale des océans, en majorité dans les mers chaudes (entre 18 °C et 29 °C), là où l’eau est claire, assez salée et bien oxygénée par la houle et les vagues. C’est une superficie dérisoire, et pourtant, plus du quart de toutes les espèces de poissons de la planète s’y ébat en couleurs car les coraux sont des haltes stables dans des mers pauvres. Les poissons viennent s’y abriter, s’y reposer, s’y reproduire, y fureter.- des astuces de reconnaissance parmi les milliers d’espèces existantes- des conseils d’observation pour les plongeurs- pour chaque espèce : taille, couleurs et mode de vie- pour certaines espèces, une mention spéciale : venimeux – dangereux ou potentiellement agressif – mortel.

24 pages, 95 x 210 mm, guide d’identification (dépliant), Delachaux & Niestlé, paru le 11 mars 2010.