S’engager pour un monde meilleur

S’engager pour un monde meilleur

(préface de Jean Jouzej)

À la demande de France Nature Environnement, j’ai écrit cette France de demain en dix propositions d’actions et de transformations, dix actes concrets, simples, qui sont autant de leviers pour changer le pays en changeant notre rapport à la nature et au temps. Dix propositions pour le citoyen… et dix propositions pour les élus. Cela fait vingt, en fait un peu plus. Dix chapitres, dix thèmes transversaux sur notre place dans la nature, notre rapport à l’énergie, le rôle fondamental des collectivités, la gouvernance de l’eau comme exemple à suivre (en l’améliorant…), l’importance de l’éducation à l’environnement et de la bouffe etc. Dix chapitres rédigés à partir des documents internes de FNE, des discussions avec ses bénévoles et salariés, de mes propres réflexions. Un livre pas facile à rédiger, car il a dû se frayer un chemin entre les nombreux réseaux et membres de la plus grande fédération d’associations de protections de la nature de France. Mais le voilà, il est beau comme une feuille de route à partir de laquelle tous les prétendants à la Présidentielle devrait développer leur vision de l’avenir. S’ils en ont une.

192 pages, essai, préface de Jean Jouzel, Flammarion, sorti le 27 avril 2016. Extrait

Une promesse de nature

Une promesse de nature

La vie d’un homme qui se confond avec celle des zoos et de l’évolution de la façon que la société a de voir la biodiversité : celle de Pierre Gay, héritier et père de ce qui était un trou peuplé d’animaux devenu un des plus beaux parcs zoologiques du monde. À Doué-la-Fontaine, la famille Gay, confondant sans toujours le savoir l’histoire de sa passion avec celle de ses ancêtres, a créé un petit chef-d’œuvre de pédagogie. Un havre entre nature et nature, entre l’homme et la nature, entre présent et futur, entre ici et là-bas. Entre l’histoire personnelle et l’histoire, une sorte de psychogénéalogie par l’amour de la nature. Un homme qui me dit “moi, ce qui me plaît ici, c’est pas de faire bonjour kiki à mes animaux le matin, c’est de les voir comme les représentants d’espèces qu’on est en train de sauver, elles et leurs habitats, avec les hommes, là-bas, qui vivent avec”, c’est un homme de qualité; Dont j’ai fait la bio, en nègre officiel.

190 pages, biographie, témoignage, Delachaux & Niestlé, sorti le 24 mars 2016.

Les colères du temps

Les colères du temps

(préface d’Emmanuel Le Roy Ladurie)

Notre imaginaire (climatique)…

Ou plutôt, sur notre imaginaire collectif forgé par le climat. Et ce, depuis Gilgamesh qui a inspiré les grands récits de catastrophes des religions du Livre. Entre les légendes de cette incarnation de la civilisation néolithique et les blockbusters d’aujourd’hui, il y a une continuité que l’on lit et l’on regarde dans les livres saints, les témoignages de bourgeois, les livres d’Heures, les écrits de curés, les gravures, les enluminures, les ex-voto, la peinture, la poésie, les romans, les livres d’histoire, l’affiche…

Le vent et la tempête ont constamment inspiré les poètes. L’eau qui déborde a de tout temps fait peur, parce que c’est elle qui détruit : on la retrouve en priorité dans les témoignages. Comme l’hiver, le gel, le froid, l’effroi d’une nature figée. Les œuvres et les témoignages nous montrent que chaque catastrophe naturelle, dès lors qu’elle a trop tué, trop détruit, a nécessité une intervention du pouvoir pour canaliser la terreur afin de l’empêcher de détruire l’ordre établi. C’est alors qu’on cherchait une réponse, dans une faute des hommes commise contre Dieu, ou bien dans la présence d’impies. Le pouvoir civil faisait alors organiser des manifestations de dévotion par le pouvoir ecclésiastique, qui se prolongeaient par des rites expiatoires, l’érection de quelques statues et, bien entendu le massacre des habituels boucs émissaires, Juifs, saltimbanques et femmes par trop indépendantes (les sorcières). Les cycles du temps, qui rappelaient ceux des femmes, étaient régulièrement mis sur le compte de celles-ci dès lors qu’ils brisaient un moment l’ordre bien droit des hommes.

… est toujours borné par la Fin du Monde…

Une même eschatologie nous guide aujourd’hui face au changement climatique. La catastrophe est inévitable, alors il nous faut faire des petits gestes de pénitence afin d’attendre plus sereinement la fin de notre monde décadent. C’est notre faute. Ou bien celle des vilains chinois, des entreprises mécréantes, des lobbies impies, des pétroliers impurs (abreuvent nos sillons) et des sorciers climatosceptiques. Toujours l’humaine condition. Que de grandes manifestations de foi, tels que les réunions internationales, les semaines et autres journées du développement durable, ou bien des homélies télévisées et cinématographiques, se font force de modifier par des messages aussi sombres qu’infantilisants. Qu’est-ce qui a vraiment changé depuis mille ans ?

… et l’attitude de l’élite

Car cette eschatologie sans cesse recommencée entraîne les réfractaires dans une course vers une église hérétique, le scientisme forcené (où l’on trouve les apôtres de la géoingéniérie, qui depuis la nuit des temps pratiquent la danse de la pluie), et, chez l’élite, vers le refuge du déni. Ce qui importe est que l’Ordre ne soit pas rompu. Il est toujours aussi masculin et laïc. La Religion, les médias, les ONG ou la Science ne sont que des prestataires d’événementiels. L’histoire de la fin des civilisations démontre sans ambiguïté que les sociétés mortes d’un stress climatiques l’ont été non à cause de celui-ci, mais parce qu’elles n’ont rien changé, ou trop tard, à leurs habitudes. In fine, à leur façon d’exercer leur pouvoir, à extraire et distribuer les richesses. Les civilisations meurent de leur fragilité, laquelle se cache dans leurs inégalités sociales. Les colères du temps ne font que déborder les colères des peuples.

Un voyage littéraire et artistique

Cette continuité historique, parce que culturelle, nous l’avons donc exploré par le texte et l’image. Des chapitres thématiques ou chronologiques, entrecoupés et enrichis de (re) lecture de textes et d’images emblématiques. Le climat se cache partout, il inspire l’humanité depuis toujours. L’iconographie, effectivement assez exceptionnelle comme l’indique la quatrième de couverture, est le fruit du travail de Farid. On peut difficilement trouver meilleur iconographe dans ce pays ! Le choix des textes littéraires est dans l’ensemble de mon fait. Quant à mon inspiration, je l’ai trouvée chez un de mes maîtres, Emmanuel Le Roy Ladurie, l’inventeur de l’histoire du climat.

192 pages, livre illustré, Buchet-Chastel, sorti le 16 octobre 2014. Co-écrit avec Farid Abdelouahab. Préface d’Emmanuel Le Roy Ladurie.

Cessons de ruiner notre sol !

Cessons de ruiner notre sol !

L’équivalent d’un studio : voici la surface de terres fertiles dont la France est amputée chaque seconde, sous la pression du macadam, des zones pavillonnaires et des hypermarchés dont notre pays est champion. Comment une telle situation est-elle possible, alors que nous peinons déjà à nourrir une population mondiale en pleine explosion ?
C’est pour le savoir que Frédéric Denhez a mené cette enquête corrosive, sillonnant le territoire, sondant les agriculteurs « conventionnels » ou convertis au bio, les maires, les chercheurs, etc. Et ce qu’il a découvert glace le sang : non content de se raréfier, le sol ne parvient plus à assurer les services qui le rendent inestimable. Nivelé, démembré, laissé à nu, labouré en profondeur, soumis à d’inquiétants polluants et à la spéculation… la dégradation de ce bien commun millénaire, garant de notre alimentation et de nos paysages, appelle à une profonde révolution des mentalités.
Empêcheur de penser en rond, l’auteur propose une série de solutions à adopter d’urgence, tout en revenant sur bon nombre d’idées reçues comme l’intérêt du tout bio, les bienfaits du « zéro carbone », etc. Un livre choc, au confluent des maux qui affligent notre société.

212 pages, enquête, Flammarion, sorti le 1er octobre 2014. Extrait

La fin du tout-voiture

La fin du tout-voiture

L’auto n’est plus tout à fait un rêve, un totem social. Elle est un mal nécessaire. Les élus en ont marre, les automobilistes paient trop, les villes s’étouffent, les jeunes s’en préoccupent moins que de leurs smartphones, le diesel pollue, les modèles sont trop chers et moche. Peugeot s’effondre. Voilà des signes qui montrent que le symbole même de notre civilisation est en train de vaciller. Tant mieux ! Mais ce vacillement ne va-t-il pas en entraîner d’autres ? Par quoi pourra-t-on remplacer le tout-voiture ? Pas par le tout électrique, c’est certain

224 pages, essai, Actes-Sud, sorti le 13 septembre 2013.

Les nouvelles pollutions invisibles

Les nouvelles pollutions invisibles

Finalement, ce livre a eu du succès. Seconde édition. Et près de six ans après, beaucoup de choses ont changé. La réglementation s’est accrue, les polluants ont changé de taille et de nature. Aujourd’hui, ils sont plus difficiles qu’avant. Moins toxiques, mais mieux cachés. Avec des effets qui ne sont pas que le cancer. Obésité ? Retard cognitif ? Maladies neurodégénératives ? Allergénicité ? Peut-être. Ce qui est sûr par contre est que la contamination se fait à la maison et au bureau. Pas sous la cheminée des incinérateurs…
Je voulais absolument démontrer que les marées noires ce n’est rien à côté de la contamination des mers par les pesticides. Qu’on arrête de nous em… avec les galettes de pétrole. Olivier Canaveso me commanda un manuscrit, qu’il tenta de refiler à Balland. Il échut finalement, très remodelé (grâce à Charlotte Jacobsen), chez Philippe Dubois. Depuis, près de 4000 exemplaires, mais surtout un intérêt étonnant dans les associations, les salons du livre, les écoles. Un succès d’estime dont mon ego n’est pas peu fier, qui souligne la peur parfois millénariste pour ces saletés dont on ne pourra jamais vraiment se débarrasser. Là encore, nombreux passages radios et télés.

350 pages, enquête, Delachaux & Niestlé, le 26 août 2005, réimprimé, puis réédité le 27 octobre 2011. Extrait