Alimentation : Stop à la désinformation !

Alimentation : Stop à la désinformation !

Il est sorti le 19 juin, et je n’en savais rien. Normal, le communiqué de presse, que voici, vient de me parvenir. Après la sortie, donc. Allez comprendre… Bref, c’est un livre sec, vif, un petit coup de gueule sur la bouffe, en France, aujourd’hui. Le bio, le “sans”, la bidoche, le commerce et la réalité sociale : comment on mange quand on n’a pas un rond ? Réponses en 96 pages.

96 pages, essai, Rustica, sorti le 19 juin 2020.

La cause végane

La cause végane

J’ai beaucoup d’amitié et de respect pour L214 et notamment Sébastien Arsac, son cofondateur. L’association a courageusement mis ses caméras là où ça fait mal, obligeant le monde agricole et le consommateur à s’interroger sur notre rapport à la nourriture. L214 a fait avancer les choses. Cela ne m’a toutefois jamais empêché de m’étonner que le mouvement n’ait jamais proposé qu’une seule chose : il y a des élevages dégueulasses et des abattoirs immondes ? Arrêtons l’élevage ! Le but est d’ailleurs habilement écrit dans la tribune publiée ces jours-ci par Le Monde, qui vient en soutien d’un livre publié il y a deux jours par l’association. Tribune que Sébastien m’avait d’ailleurs demandé de cosigner, ce que j’ai refusé pour une raison simple : le titre laisse accroire qu’on ne veut que l’interdiction des pires élevages, alors que le texte ne propose que… l’abolition de l’élevage. En jouant sur les mots. Qu’est-ce par exemple qu’une « consommation essentiellement végétale ? » En grande partie végétale, ou par essence végétale ?

240 pages, enquête, Buchet-Chastel, sorti le 3 octobre 2019.

Acheter bio. À qui faire confiance ?

Acheter bio. À qui faire confiance ?

Il ne parle pas que du bio ! C’est un livre sur le système alimentaire, tellement opaque, angoissant, malhonnête, mystérieux, que chacun de nous se dit en définitive… « et pourquoi pas acheter bio ? En lui au moins on peut avoir confiance ! » Certes, mais le bio ne peut pas tout.
Pourquoi une telle défiance envers la bouffe, en France ?
Comment retrouver confiance ?
Pour y voir clair, allumer la lumière dans cette profonde boîte noire qu’est l’alimentation, je suis parti d’un double constat : cela fait quarante ans que nous avons abandonné à d’autres, à la Sainte-Trinité agriculture intensive-industrie agroalimentaire-grande distribution, la composition de ce que nous mangeons ;
cela fait quarante ans que l’alimentation a été réduite à des nutriments et des messages médicaux.
Où est le plaisir ? Où est la sociabilité de l’acte de manger ? Et nous, alors !?
J’ai exploré le monde des GMS, celui de l’industrie alimentaire et cosmétique, le bio – bien entendu, les circuits courts et les magasins de producteurs, les régimes « sans », le véganisme, mais aussi les associations d’aide alimentaire, les labels et les app., le monde agricole qui s’adapte et les scientifiques (toubibs, anthropologues, préhistoriens, psys, agronomes…) qui savent remettre l’alimentation dans son contexte, les discours, enfin.
Je dénonce, j’ironise, je tape parfois très fort, mais je dis aussi ce qui se passe de bien (même dans la grande distribution), parfois là où ne s’y attend pas.
J’ai enquêté partout en France, pendant plus d’un an.

256 pages, enquête, Albin-Michel, sorti le 6 février 2019.

Territoire, Entreprises, Environnement

Territoire, Entreprises, Environnement

A la demande des CPIE des Pays-de-la-Loire et de la région du même nom, j’ai parcouru la Vendée et les Mauges avec mon micro et mon appareil photo pour interroger des patrons. Car les CPIE voulaient savoir quelle vision les entreprises ont de la nature, des questions d’environnement. J’ai donc interviewé des patrons sur leur histoire, celle de leur entreprise, sur leurs employés, leurs clients, leurs fournisseurs… sur la façon qu’elles ont de s’inscrire dans leur territoire. Comment elles dessinent le paysage qui les entourent. Petites et grandes, la plupart soufflent un air du temps qui n’était pas vert au départ, mais qui l’est devenu, parce qu’elles revendiquent un enracinement profond en Vendée et dans les Mauges. Une très belle expérience humaine et journalistique qui se prolonge en ce moment par des tournages de films, et la rédaction d’un tome 2, consacré au pays de Guérande.

86 pages, enquête, texte et photos, CPIE Sèvre et Bocage, sorti le 18 octobre 2018.

Le sol, enquête sur un bien en péril

Le sol, enquête sur un bien en péril

Cessons de ruiner notre sol a fait date, alors les éditions Flammarion lui offrent une seconde vie avec une seconde édition en poche. Texte actualisé, entièrement revu, au final, les choses ont quand même bien avancé…

236 pages, enquête, Flammarion, sorti le 10 octobre 2018.

Le bio, au risque de se perdre

Le bio, au risque de se perdre

Après l’Assiette est dans le Pré, je continue ma petite exploration de la bouffe. De ce qu’elle nous dit de la société. De sa force de persuasion politique. Manger, c’est voter, comme ne cesse de le revendiquer mon préfacier, Périco Legasse. C’est peut-être voter plus efficacement que de laisser tomber un bulletin dans une urne ! Manger est un acte social, car manger correctement, c’est demander à l’agriculture de travailler correctement. C’est lui donner plus d’argent, donc plus de forces face au gang à chemisette-rayures-cravate de la Grande distribution. Mais manger mieux, à tous les sens du terme, est-ce forcément manger bio ? Non ! Car le Bio est la cerise que l’on va chercher après qu’on a su se reconstituer le bon gâteau d’une hygiène de vie et d’une culture alimentaire riche et diversifiée. À quoi bon manger bio si c’est des plats tout préparés livrés par messagerie ou des tomates en hiver cueillies en Espagne par des semi-esclaves marocains ? À quoi bon manger bio si c’est pour donner des sous à Leclerc et, bientôt, Amazon ? Le bio est un humanisme, une philosophie naturaliste qui s’oppose au système agroalimentaire tel qu’il est aujourd’hui, et au fascisme naissant qu’est le véganisme. Mais le bio est fragile, travaillé qu’il est par des contradictions internes et les formidables pressions de l’industrie et de la Grande disitrbution qui, toujours, essaient de phagocyter ce qui les menace. La crise de croissance est bien là. Elle peut ouvrir l’avenir sur un nouvel équilibre, une ligne d’horizon attirante pour ces 20% d’agriculteurs qui sont déjà en train de changer de modèle ; ou être l’idiot utile du processus d’élimination de l’agriculture humaine et paysagère, au profit d’une moléculture hygiéniste, tracée, propre à destination de purs esprits urbains effrayés par le sang, le sol, les épluchures, le gras et la mort. Attention, danger…

128 pages, enquête, Buchet-Chastel, sorti le 15 février 2018. Extrait