À quoi servent les aires protégées ? (2de partie)

À quoi servent les aires protégées ? (2de partie)

Deuxième partie de mon enquête sur les aires protégées, à partir de la journée organisée par la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) », le 3 novembre dernier. Comment les financer (un jour, des droits d’entrée ?), les rendre acceptables ? Leur rôle d’amortisseur sanitaire. (La journée de la FRB est à retrouver ici.) https://blogs.mediapart.fr/frederic-denhez/blog/270121/quoi-servent-les-aires-protegees-2de-partie

À quoi servent les aires protégées ? (2de partie)

À quoi servent les aires protégées ? (1ère partie)

La Stratégie nationale des aires protégées a été rendue public le 12 janvier. Avant d’y revenir, retour en deux parties sur l’habituelle « journée annuelle de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) », qui s’était tenue le 3 novembre dernier. « Les aires protégées, peuvent-elles sauver la biodiversité au XXIe siècle ? », se sont demandé une trentaine de spécialistes, à distance. La réponse semble évidente, car elle loge dans la question. Le point d’interrogation est de trop. Pas sûr. Car la question jette un trouble, sinon, on ne la poserait pas : les aires protégées ne seraient-elles pas si utiles que cela, nous qui croyons volontiers qu’une fois que l’on a préservé légalement une surface, la biodiversité de celle-ci se trouve garantie ? En y réfléchissant, la formulation invite à se pencher aussi sur ses termes : de quelle protection parle-t-on, contre quoi, et pour quoi ? Notre nature humaine est de dénier nos destructions par une fuite en avant ou de les compenser par la création d’espaces de nature sauvage. Nier l’intérêt des aires protégées ou, au contraire, en multiplier les versions les plus strictes, celles où l’homme n’aurait plus qu’exceptionnellement le droit de se rendre, voilà une dialectique facile. Entre les deux, l’espace est cependant large et la question posée par la FRB permet d’imaginer bien des chemins. https://blogs.mediapart.fr/frederic-denhez/blog/180121/quoi-servent-les-aires-protegees-1ere-partie

Les fantassins de l’écologie

La France est coupée en deux, on s’en rend compte lorsque l’on sort des grandes villes. Paris est devenu un repoussoir. Paris en tant que ville invivable, Paris en tant que nid d’élites qui n’ont jamais fait que suivre le mouvement pour, au bon moment, le chevaucher afin de donner l’impression qu’ils le contrôlent et l’avaient pensé. Des donneurs de leçons qui, après le communisme et le néolibéralisme comme horizons indépassables, prêchent maintenant l’écologie, nouveau dogme irréfutable que seuls des attardés réactionnaires oseraient contredire. https://www.revue-etudes.com/article/les-fantassins-de-l-ecologie-23055

De la bêtise en politique

Cela n’a pas manqué. Ils sont tombés dedans. Il y a des gens comme cela ! Ils sont seuls sur un grand boulevard, il y a un trou ouvert au milieu de la chaussée, bien grand, très profond, très bien indiqué et, pourtant, ils se jettent dedans tête la première. Comme s’ils avaient besoin de chuter, à moins qu’ils n’aient peur de simplement profiter de la belle manière qu’on leur fait de leur offrir des boulevards. Incorrigibles et décourageants. Ce sont les maires écolos de Lyon et de Bordeaux. Le premier aurait pu dire : « Je suis content d’accueillir le Tour de France, grand événement populaire, qui va porter l’image de Lyon dans le monde entier, et je profite de l’occasion pour appeler les organisateurs à faire encore mieux sur la réduction de l’impact environnemental, etc. » Non, il a préféré dire, en gros : « Le Tour de France, c’est un truc de plouc, macho et polluant. » Le maire de Bordeaux, c’est autre chose encore, beaucoup plus intéressant. Car il s’en est pris au symbole même de notre culture, au totem de l’enfance, le sapin de Noël. Il aurait pu dire : « C’est vrai que c’est bête de couper un grand arbre pour le mettre au milieu de la place, mais c’est Noël, en plus à la fin d’une année qui aura été terrible pour tout le monde, etc. » Non, mesdames et messieurs, le maire de Bordeaux a préféré poser qu’il ne voulait pas « d’arbre mort ». Pan ! En passant, mine de rien, un message de connivence aux véganes et antispécistes qui agitent sans cesse le vocable d’« animaux morts » pour disqualifier la viande, le maire de Bordeaux est passé pour un rigoriste, comme son collègue de Lyon. https://www.revue-etudes.com/article/de-la-betise-en-politique-23009

Municipales : la révolution verte

La révolution est en marche. Non, elle est déjà là : les écolos ont gagné les plus grosses villes de France. Bordeaux, Lyon, Strasbourg, Poitiers et enfin Paris, car Anne Hidalgo se présente comme une alliée très sûre des écolos. Quant à la nouvelle maire de Marseille, elle n’aurait sans doute jamais pu conquérir la mairie sans les voix chlorophylles, il faut donc comptabiliser la porte du Sud parmi les conquêtes d’Europe Écologie Les Verts (EELV). À ce niveau de réussite, ce n’est plus une vague, ni même une déferlante, mais une houle verte qui inonde la France. À la faveur du changement climatique, le niveau de la mer a monté et, avec lui, la conscience écologique…

https://www.revue-etudes.com/article/municipales-la-revolution-verte-22857