Il ne parle pas que du bio ! C’est un livre sur le système alimentaire, tellement opaque, angoissant, malhonnête, mystérieux, que chacun de nous se dit en définitive… « et pourquoi pas acheter bio ? En lui au moins on peut avoir confiance ! » Certes, mais le bio ne peut pas tout.
Pourquoi une telle défiance envers la bouffe, en France ?
Comment retrouver confiance ?
Pour y voir clair, allumer la lumière dans cette profonde boîte noire qu’est l’alimentation, je suis parti d’un double constat : cela fait quarante ans que nous avons abandonné à d’autres, à la Sainte-Trinité agriculture intensive-industrie agroalimentaire-grande distribution, la composition de ce que nous mangeons ;
cela fait quarante ans que l’alimentation a été réduite à des nutriments et des messages médicaux.
Où est le plaisir ? Où est la sociabilité de l’acte de manger ? Et nous, alors !?
J’ai exploré le monde des GMS, celui de l’industrie alimentaire et cosmétique, le bio – bien entendu, les circuits courts et les magasins de producteurs, les régimes « sans », le véganisme, mais aussi les associations d’aide alimentaire, les labels et les app., le monde agricole qui s’adapte et les scientifiques (toubibs, anthropologues, préhistoriens, psys, agronomes…) qui savent remettre l’alimentation dans son contexte, les discours, enfin.
Je dénonce, j’ironise, je tape parfois très fort, mais je dis aussi ce qui se passe de bien (même dans la grande distribution), parfois là où ne s’y attend pas.
J’ai enquêté partout en France, pendant plus d’un an.

256 pages, enquête, Albin-Michel, sorti le 6 février 2019.